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  • WILLIAM LAWES Consort Sets in Five & Six Parts
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WILLIAM LAWES Consort Sets in Five & Six Parts
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Reference: AV9823

  • Hespèrion XXI
  • Jordi Savall

“Jamais le roi ne s’était senti aussi accablé de douleur par la mort d’un proche parent et si noble seigneur comme il le fût à la nouvelle de la mort de son très cher serviteur William Lawes, pour lequel il ressentit un sentiment de deuil tout particulier, lui qu’il avait chéri lorsqu’il était en vie et qu’il appelait habituellement le Père de la Musique”.
History of the worthies of England, Thomas Fuller (1662)

Informations supplémentaires
Performers

Hespèrion XXIManfredo Kraemer (CDII) & Pablo Valetti (CDII), violonsSergi Casademunt, Sophie Watillon, Philippe Pierlot & Lorenz Duftschmid, violes de gambeLuca Guglielmi (CDI) & Michael Behringer (CDII), organo di legnoJordi Savall, viole de gambe & direction

Track List

CD I / Consort sets in five partsI. Consort Set a 5 en sol mineur : Fantazya : a 5 – On the Playnsong : a 5 – Aire : a 5 II. Consort Set a 5 en la mineur : Fantazy n° 1 : A 5 for ye violls – Fantazia n° 2 : a 5 – Aire : a 5III. Consort Set a 5 en ut mineur : Fantazia : a 5 – Aire n° 1 : a 5 – Paven : a 5 – Aire n° 2 : a 5IV. Consort Set a 5 en fa majeur : Fantazy : a 5 – Paven : a 5 – Aire : a 5V. Consort Set a 5 en ut majeur : Fantazy : a 5 – Paven : a 5 – Aire : a 5CD II / Consort Set in six partsVI. Consort Set a 6 en sol mineur : Paven : a 6 – Fantazy : a 6 – Aire : a 6VII. Consort Set a 6 en ut majeur : Fantazy n° 1 : a 6 – Fantazy n° 2 : a 6 – Aire : a 6VIII. Consort Set a 6 en fa majeur : Aire n° 1 : a 6 – Fantazy n° 1 : a 6 – Aire n° 2 : a 6 – Fantazy n° 2 : a 6IX. Consort Set a 6 en si bémol majeur : Fantazia : a 6 – Aire : a 6 – Inominy : a 6X. Consort Set a 6 en ut mineur : Fantazia n° 1 : a 6 – Fantazia n° 2 : a 6 – Inomine : a 6 – Aire : a 6

Categoria

Catàleg complet

Description

“Jamais le roi ne s’était senti aussi accablé de douleur par la mort d’un proche parent et si noble seigneur comme il le fût à la nouvelle de la mort de son très cher serviteur William Lawes, pour lequel il ressentit un sentiment de deuil tout particulier, lui qu’il avait chéri lorsqu’il était en vie et qu’il appelait habituellement le Père de la Musique”.
History of the worthies of England, Thomas Fuller (1662)

Avec la mort accidentelle de William Lawes à 43 ans, le 24 Septembre 1645, lors du siège de Chester, l’Angleterre perdait prématurément l’une des personnalités musicales les plus novatrices et les plus fascinantes de son temps. Pour rendre hommage à celui-ci, “ Père de la Musique ”, trop longtemps oublié, nous voulons célébrer le 400ème anniversaire de sa naissance, en présentant cet enregistrement complet des dix Suites à Cinq et Six voix.

Cette collection de Fantaisies, In Nomine, Airs et danses, composée dans la tradition la plus classique pour ensemble de violes et orgue (avec 5 Suites à 5 voix pour 5 violes et 5 Suites à 6 voix, que nous interprétons à deux violons, 4 violes et orgue) est certainement la création de William Lawes où l’essence de son art énigmatique, passionné, et novateur se manifeste de la façon la plus pure et la plus évidente : inventivité et maestria, audace et rigueur, sensibilité et virtuosité, poésie et passion, esprit et sensualité se combinent et se développent, en grande liberté à travers une maîtrise complète et absolue de l’expression dans tous ses aspects mélodiques, contrapuntiques et harmoniques. William Lawes assume sans compromis un discours musical qui, encore à notre époque, surprend par sa force expressive intense et sa radicale modernité.

Après plus de trente ans d’étude et d’expérience avec l’équipe de violistes d’Hespèrion XX et XXI (recherche, pédagogie, concerts et enregistrements) sur le répertoire de la musique pour consort de violes, depuis ses origines jusqu’aux dernières fantaisies de Henry Purcell et en particulier avec les enregistrements d’auteurs aussi représentatifs que : Christopher Tye, William Byrd, Anthony Holborne, John Dowland, William Brade, Orlando Gibbons, John Coprario, Alfonso Ferrabosco, John Jenkins, Matthew Locke et Henry Purcell lui-même, sans oublier les merveilleux auteurs des périodes élisabéthaine et jacobite, nous avons abordé avec grand respect et fascination l’interprétation de la musique de William Lawes. Nous sommes surtout conscients que le degré d’audace et de recherche expérimentale – évident à tout moment tant par le traitement extrêmement osé de la polyphonie instrumentale que par le caractère unique et profondément personnel de son écriture – répond à une profonde logique intérieure, toujours au service du sens et de l’expression musicale la plus pure.

De même que les Lacrimae de Dowland, les Fantaisies de Purcell, L’Art de la Fugue de Bach, les Sept dernières paroles de Haydn ou Les derniers quatuors de Beethoven, les Consort Suites de William Lawes méritent d’être connues, non seulement parce qu’elles sont l’une des créations les plus originales parmi tous les chefs-d’œuvre de la musique de chambre de tous les temps mais encore et surtout du fait de leur extraordinaire beauté, de leur poésie et de leur passion, contenues dans un dialogue équilibré des sonorités, des mélodies et des harmonies fugaces qui, à leur tour, s’égrènent comme les reflets précieux d’un esprit exceptionnel, témoin sensible et énigmatique que nous commençons à connaître à peine, mais qui, chaque fois d’avantage sera une présence indispensable dans le processus fascinant de récupération vivante d’un passé musical transcendant.

JORDI SAVALL
Vienne, 30 Avril 2002

Le compositeur anglais William Lawes (1602-1645) commence ses études musicales avec son père avant d’être envoyé à Londres pour étudier avec John Coprario. Il entre au service de la Cour de Henry, Prince de Galles où il côtoie les grands maîtres de l’époque tels que Orlando Gibbons, Alfonso Ferrabosco, son frère Henry Lawes et Coprario lui-même avec lesquels il joue fréquemment. En 1635, il est nommé « musicien ordinaire pour les luths et la voix » à la Cour de Charles Ier qui le surnomme « the Father of Musick ». Royaliste, il suit le prince lors du transfert de la Cour à Oxford en 1642 et s’enrôle dans l’armée du monarque. Il prend les armes lors de la guerre civile de 1645 et meurt en défendant une garnison à Chester en 1645. Pendant sa brève carrière, William Lawes compose tous les types de musique : pièces vocales, instrumentales, musique religieuse, il est également le plus important compositeur de musique de scène avant Henry Purcell – c’est la grande époque des « masques », divertissement officiel de la Cour – et bien entendu, de la musique pour Consort de violes, formation très populaire à l’époque. Grand amateur de théâtre, Lawes tranche par rapport aux compositeurs de la génération précédente en intégrant un sens dramatique et une recherche expressive inhabituelle dans la musique pour Consort. Conscient des possibilités techniques des instruments et des sonorités nouvelles que l’on peut tirer de cette formation, Lawes n’hésite pas à innover dans l’écriture : dissonances, changements de texture et de couleur, modifications harmoniques inattendues dans la ligne mélodique conçue avec un grand sens de l’architecture musicale. Une grande énergie se déploie de ces ensembles de pièces à 5 et 6 voix, écrites sous forme de mouvement de danses et qui forment un kaléidoscope de sonorités et d’humeurs… Le résultat est une musique somptueuse. Artisan infatigable de la redécouverte de la musique anglaise, Jordi Savall a choisi, pour fêter le 400ème anniversaire de la naissance de William Lawes, de réunir Hespèrion XXI pour proposer l’intégrale des Consort Sets in Five & Six Parts de ce compositeur majeur de la première moitié du 17ème siècle. Un double disque, formant une véritable unité, et qui permet de retrouver le son charnu et voluptueux du consort d’Hespèrion XXI.

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