TE DEUM
In nativitatem Domini canticum

Jordi Savall, La Capella Reial de Catalunya, Le Concert des Nations

17,99€



ALIAVOX
AVSA9966
54’57

MARC-ANTOINE CHARPENTIER
Te Deum
In nativitatem Domini canticum

1-10. TE DEUM, H.146 (ca. 1690)      25’03

11-28. IN NATIVITATEM DOMINI CANTICUM, H.416 (1690)      29’54

Enregistré les 16 et 17 décembre 2022 à la Collégiale de Cardona (Catalogne)
Enregistrement Montage et Mastering SACD : Manuel Mohino Ars Altis

·

INTERPRÈTES

SOLISTES

Flore van Meerssche soprano (dessus I)
Kristin Mulders mezzosoprano (dessus II)
Andrés Montilla-Acurero contre-ténor (haute-contre)
Cyril Auvity ténor (taille)
Mauro Borgioni baryton (basse)

LA CAPELLA REIAL DE CATALUNYA

Jeanne Lefort, Anaïs Oliveras, Natasha Schnur,
Baiba Urka, Lise Viricel sopranos

Eulàlia Fantova, Daniel Folqué, Maria Chiara Gallo, Lara Morger,
David Sagastume mezzosopranos et contre-ténors

Gerson Coelho, David Hernández, Carlos Monteiro, Alberto Palacios ténors
Lluís Arratia, Guglielmo Buonsanti, Joan Miquel Muñoz,

Marco Saccardin, Pieter Stas barytons et basses

Lluís Vilamajó, préparation de l’ensemble vocal

Répétiteurs : Marc de la Linde viole de gambe, Joan Seguí orgue

Jordi Savall, Direction

·

Marc-Antoine Charpentier

Te Deum H.146

In nativitatem Domini canticum H.416

Les deux œuvres qui sont présentées ici n’ont que deux ans d’écart (1690 et 1692) et pourtant que de ressemblances entre la pièce toute profane célébrant la nuit de Noël et la veillée d’armes du Te Deum !

À cette époque, Charpentier est maître de musique de chez les Jésuites. L’oratorio, genre auquel appartient la pièce In nativitatem Domini canticum (H.416) qui se présente à la fin du XIIe siècle, est le fruit de formes et de traditions musicales dont l’origine, pour certaines, remonte au Moyen Âge. On distingue deux grandes catégories : l’oratorio volgare en langue vernaculaire et l’oratorio latino. Ces deux types se sont développés conjointement en Italie, et ne se différencient pas fondamentalement l’un de l’autre sur le plan musical.

L’oratorio volgare est né sous l’impulsion de Philippe de Neri, fondateur de la Congregazione dell’Oratorio à Rome dans les années 1550. Lors de réunions pieuses organisées à l’église de San Girolamo della Carità, puis à Santa Maria della Vallicella, des amis musiciens de Philippe de Neri chantaient et composaient des laudi spirituali. Ces chants strophiques et polyphoniques prenaient place avant et après le sermon. Peu à peu, la lauda s’orienta vers une forme dialoguée et, sous l’influence de la réforme mélodramatique qui donnera naissance à l’opéra vers la fin du XVIe siècle, elle adopta l’usage de la monodie et de la basse continue. En 1600, année de l’Euridice de Jacopo Peri, fut donnée à l’oratoire de Santa Maria della Vallicella à Rome la Rappresentatione di anima et di corpo d’Emilio de’ Cavalieri. Cette œuvre, à mi-chemin entre l’oratorio (thème religieux) et l’opéra (représentation scénique, ballets), constitue le point de rencontre à peu près idéal entre l’art profane et l’art sacré. Dans la première moitié du XVIIe siècle, l’oratorio volgare reprend les éléments musicaux (récitatifs, airs en style arioso, ritournelles instrumentales, chœurs) présents dans la Rappresentazione di anima e di corpo, mais abandonne la partie scénique. Dans son Teatro armonico spirituale (1619), Francesco Anerio confie la fonction narrative, dévolue jusque-là au chœur, à un soliste (il testo ou il storico). Francesco Balducci, dans ses oratorios Il Trionfo et La Fede composés entre 1630 et 1642, confère un rôle croissant à la partie narrative (l’historia) et, sur le plan formel, divise l’oratorio en deux parties, sur le modèle du découpage en actes de l’opéra.

CATHERINE CESSAC

+ D’informations dans le livret du CD

This site is registered on wpml.org as a development site. Switch to a production site key to remove this banner.